Penser le sensible Tome 3: La Sensation

25,00

« Ce volume complète les deux précédents consacrés à l’étude de l’organisation et de la génération du vivant dans l’âge classique. Il poursuit l’exploration de la naissance et de la formation d’une épistémologie du sensible, appuyée essentiellement sur l’observation et l’expérimentation des phénomènes. Cependant, il se détache des volumes précédents, en tant qu’il ne traite plus des théories purement scientifiques, mais plutôt des spéculations philosophiques qui les ont accompagnées comme leur écho, et qui ont essayé de leur fournir une légitimité rationnelle, hors de l’idéalité intelligible qui, de Platon à Descartes, a posé la rigueur du raisonnement comme garant de la vérité.  L’épistémologie du sensible tient à cette question : comment une connaissance, coupée de cette idéalité, entendons des idées innées, des concepts a priori, ou de la véracité divine, c’est-à-dire, une connaissance purement humaine, participant de la fragilité de l’homme, des limites de ses facultés et des bornes de ses sens, est-elle possible ? Cette interrogation à propos de la connaissance s’élargit de proche en proche pour englober une réflexion sur les fonctions psychiques et intellectuelles en général, en tant qu’elles apparaissent intimement liées aux sens. La théorie de la connaissance aboutit ainsi à une psychologie du comportement, qui dévoile l’importance du corps, lequel, jusque-là négligé, sinon méprisé, devient le pivot de toute la vie psychique et intellectuelle. »

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