Les Gueux littéraires (2)

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    Henri-Joseph Laurent, dit Dulaurens, abbé malgré lui, ne garda pas longtemps l’habit qui musela sa vie. La part de liberté que lui a laissé sa condition, il en fit usage pour clamer son innocence de vivre. Son parcours d’homme en mal de délivrance est celui d’un fugitif, condamné injustement à répondre d’une époque parvenue au terme de son obscurantisme. Si loin et si proche de Voltaire ou de Rousseau, il peut être le Mozart de la Gueuserie des Lettres, le Diderot des « pauvres diables », l’un des génies les plus farfelus de la Cour des mirages littéraires. Romancier inclassable, philosophe du délit d’évasion, redoutable satiriste, il aura indéniablement dérangé l’autorité de son temps, autant que séduit ou encore intrigué le monde privilégié de la littérature et de la pensée. Trop pressé, trop bouillonnant d’idées, toujours insatisfait, débordant d’érudition et de fantaisie, ce mutin des Lumières ambitionne la paix mais subit le courroux, dénonce l’abus qui le poursuit de sa faux, prône l’indulgence et ne récolte que sanctions ; Dulaurens publie et s’en¬fuit, avant de sombrer dans les griffes d’une justice ecclésiastique sans pitié.

    Un écrivain fugitif, une écriture de la fuite, une évasion vers l’enfermement, puis la folie…


    Ecrire et s’enfuir, dans l’ombre des Lumières PASCAU STÉPHANE

    Henri-Joseph Laurent, dit Dulaurens, abbé malgré lui, ne garda pas longtemps l’habit qui musela sa vie. La part de liberté que lui a laissé sa condition, il en fit usage pour clamer son innocence de vivre. Son parcours d’homme en mal de délivrance est celui d’un fugitif, condamné injustement à répondre d’une époque parvenue au terme de son obscurantisme. Si loin et si proche de Voltaire ou de Rousseau, il peut être le Mozart de la Gueuserie des Lettres, le Diderot des « pauvres diables », l’un des génies les plus farfelus de la Cour des mirages littéraires. Romancier inclassable, philosophe du délit d’évasion, redoutable satiriste, il aura indéniablement dérangé l’autorité de son temps, autant que séduit ou encore intrigué le monde privilégié de la littérature et de la pensée. Trop pressé, trop bouillonnant d’idées, toujours insatisfait, débordant d’érudition et de fantaisie, ce mutin des Lumières ambitionne la paix mais subit le courroux, dénonce l’abus qui le poursuit de sa faux, prône l’indulgence et ne récolte que sanctions ; Dulaurens publie et s’en¬fuit, avant de sombrer dans les griffes d’une justice ecclésiastique sans pitié.

    Un écrivain fugitif, une écriture de la fuite, une évasion vers l’enfermement, puis la folie…

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    « Il est des gens qui préfèrent les coups de fouets à la délicatesse des plus doux attouchements : tout est art ou science parmi les hommes. »

    « Je vous ai déjà dit, lui répondit le philosophe marquis, que le Saint-Père est inaccessible à tous ceux qui vous ressemblent ; vous êtes vêtu comme un pauvre pêcheur qui vit de son travail. »


    L’Antipapisme révélé ou les Rêves de l’Antipapiste

    « Il est des gens qui préfèrent les coups de fouets à la délicatesse des plus doux attouchements : tout est art ou science parmi les hommes. »

    « Je vous ai déjà dit, lui répondit le philosophe marquis, que le Saint-Père est inaccessible à tous ceux qui vous ressemblent ; vous êtes vêtu comme un pauvre pêcheur qui vit de son travail. »

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