Héritage Littéraire (3)

Auteurs classiques

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    « Pour comprendre Rimbaud, lisons Rimbaud ». Cette phrase d’Yves Bonnefoy nous donne la seule clé véritable pour atteindre et peut-être rejoindre ce qui fut la plus éblouissante et la plus définitive de toutes les aventures littéraires. Très tôt, Mallarmé, qui s’y connaissait en unicité, a salué cette « aventure unique dans l’histoire de l’art. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire qui, avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités, sans recours à du futur. »

    Le monde, en effet, ne peut qu’être frappé par la précocité de ce grand jeune homme aux yeux bleus, dont l’inquiétude foncière fut de lui offrir, au monde, un avenir de gloire, un futur autre que celui que lui impose la civilisation industrielle. Y a-t-il réussi ? La réponse commune tombe comme un couperet : sa mort, à trente-sept ans, ayant renoncé à la littérature, dans une misère morale et physique affligeantes, ne laisse guère de doute sur son échec. Et la légende qui, comme d’habitude, recouvre et occulte la vérité de ce son entreprise, eut tôt fait de le figer dans la figure du poète maudit dont la fin tragique attire la compassion la plus larmoyante.

    Ce que ce voyant a vu, c’est d’abord l’impasse où est poussé l’homme de notre époque, l’homme de « l’Europe aux anciens parapets ». Rimbaud a une clairvoyance surprenante des apories de la civilisation occidentale. Et ce monde ancien n’en finira jamais de déchoir, tant qu’il laissera l’utilitarisme le plus étroit (aujourd’hui l’utilitarisme financier) régler son destin.

    Mettre la poésie en avant, ce simple mot d’ordre résume la démarche rimbaldienne. Reste à définir ce qu’il faut entendre par poésie. D’abord une attention toute particulière à l’être même de la langue, ensuite un lieu, l’habitation propre à l’être humain. Ce que démontre avec une puissance inégalée l’écriture des Illuminations, c’est que l’homme, s’il veut habiter poétiquement la terre, doit d’abord habiter poétiquement sa propre langue.


    Les illuminations – La réussite Rimbaud Patrick Kabakdjian 10,00

    « Pour comprendre Rimbaud, lisons Rimbaud ». Cette phrase d’Yves Bonnefoy nous donne la seule clé véritable pour atteindre et peut-être rejoindre ce qui fut la plus éblouissante et la plus définitive de toutes les aventures littéraires. Très tôt, Mallarmé, qui s’y connaissait en unicité, a salué cette « aventure unique dans l’histoire de l’art. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire qui, avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités, sans recours à du futur. »

    Le monde, en effet, ne peut qu’être frappé par la précocité de ce grand jeune homme aux yeux bleus, dont l’inquiétude foncière fut de lui offrir, au monde, un avenir de gloire, un futur autre que celui que lui impose la civilisation industrielle. Y a-t-il réussi ? La réponse commune tombe comme un couperet : sa mort, à trente-sept ans, ayant renoncé à la littérature, dans une misère morale et physique affligeantes, ne laisse guère de doute sur son échec. Et la légende qui, comme d’habitude, recouvre et occulte la vérité de ce son entreprise, eut tôt fait de le figer dans la figure du poète maudit dont la fin tragique attire la compassion la plus larmoyante.

    Ce que ce voyant a vu, c’est d’abord l’impasse où est poussé l’homme de notre époque, l’homme de « l’Europe aux anciens parapets ». Rimbaud a une clairvoyance surprenante des apories de la civilisation occidentale. Et ce monde ancien n’en finira jamais de déchoir, tant qu’il laissera l’utilitarisme le plus étroit (aujourd’hui l’utilitarisme financier) régler son destin.

    Mettre la poésie en avant, ce simple mot d’ordre résume la démarche rimbaldienne. Reste à définir ce qu’il faut entendre par poésie. D’abord une attention toute particulière à l’être même de la langue, ensuite un lieu, l’habitation propre à l’être humain. Ce que démontre avec une puissance inégalée l’écriture des Illuminations, c’est que l’homme, s’il veut habiter poétiquement la terre, doit d’abord habiter poétiquement sa propre langue.

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    Après avoir été dénigrée, parce que scandaleuse, de son vivant, George Sand est aujourd’hui souvent considérée comme un écrivain mineur, mettant en scène des paysans idéalisés et une vision idyllique, donc réactionnaire, du travail de la terre. François le Champi fait précisément partie de ses romans champêtres, honnis par une certaine intelligentsia « de gauche », qui dénie à leur auteur ce qu’on lui reconnaissait de son temps et pour quoi on la dénigrait alors : une réflexion sociale révolutionnaire. Pourtant, ce conte, dont l’écriture cherche à s’inscrire dans une tradition rurale, en opposition à la culture citadine, est le fruit et la manifestation d’une réflexion critique sur le dédain dans lequel est maintenue la culture populaire. Cette réflexion accompagne l’évocation de grands thèmes sociaux, qui traversent toute l’œuvre de G. Sand : la misère sociale, incarnée par le champi et sa mère adoptive, la condition féminine et la servitude des femmes dans le mariage, avec le couple formé par Madeleine et son mari, le regard de la société sur les amours transgressives, au travers du second couple qui se forme à la fin du roman, celui de Madeleine et du champi devenu adulte, de treize ans son cadet. C’est peut-être précisément le dédain dont fait l’objet ce roman de G. S. (comme les autres de la même) qui est le signe de son actualité : par sa forme comme par son fond, il nous invite à repenser certains de nos positionnements et de nos évidences, même et surtout peut-être ceux qui se targuent d’être « révolutionnaires », et c’est dans cette perspective qu’on l’abordera.


    François le Champi de Geroges Sand. Le parti-pris des humbles MOUZE LÉTITIA 12,00

    Après avoir été dénigrée, parce que scandaleuse, de son vivant, George Sand est aujourd’hui souvent considérée comme un écrivain mineur, mettant en scène des paysans idéalisés et une vision idyllique, donc réactionnaire, du travail de la terre. François le Champi fait précisément partie de ses romans champêtres, honnis par une certaine intelligentsia « de gauche », qui dénie à leur auteur ce qu’on lui reconnaissait de son temps et pour quoi on la dénigrait alors : une réflexion sociale révolutionnaire. Pourtant, ce conte, dont l’écriture cherche à s’inscrire dans une tradition rurale, en opposition à la culture citadine, est le fruit et la manifestation d’une réflexion critique sur le dédain dans lequel est maintenue la culture populaire. Cette réflexion accompagne l’évocation de grands thèmes sociaux, qui traversent toute l’œuvre de G. Sand : la misère sociale, incarnée par le champi et sa mère adoptive, la condition féminine et la servitude des femmes dans le mariage, avec le couple formé par Madeleine et son mari, le regard de la société sur les amours transgressives, au travers du second couple qui se forme à la fin du roman, celui de Madeleine et du champi devenu adulte, de treize ans son cadet. C’est peut-être précisément le dédain dont fait l’objet ce roman de G. S. (comme les autres de la même) qui est le signe de son actualité : par sa forme comme par son fond, il nous invite à repenser certains de nos positionnements et de nos évidences, même et surtout peut-être ceux qui se targuent d’être « révolutionnaires », et c’est dans cette perspective qu’on l’abordera.

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    L’histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Elle dure cinq semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud pour être guillotiné.

    Le livre se présente comme le journal qu’un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence et où il relate ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son exécution soit environ six semaines de sa vie.

    Victor Hugo présente l’œuvre dans l’une des trois préfaces qu’il a écrites comme, au choix, un journal écrit par un condamné ou bien l’œuvre d’un philosophe ou un poète. Victor Hugo laisse ainsi le lecteur décider


    Le dernier jour d’un condamné à mort SCHAEFFER CHRISTOPHE, HUGO VICTOR, 10,00

    L’histoire se passe dans les grandes prisons de Paris : Bicêtre, la Conciergerie et l’Hôtel de Ville. Elle dure cinq semaines, le temps qui passe depuis le moment où le protagoniste est condamné à mort jusqu’au moment où il monte sur l’échafaud pour être guillotiné.

    Le livre se présente comme le journal qu’un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence et où il relate ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son exécution soit environ six semaines de sa vie.

    Victor Hugo présente l’œuvre dans l’une des trois préfaces qu’il a écrites comme, au choix, un journal écrit par un condamné ou bien l’œuvre d’un philosophe ou un poète. Victor Hugo laisse ainsi le lecteur décider

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