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    Un livre vrai, sans détour ni concession. Une vision de plusieurs auteurs, à la fois attachés à la liberté d’expression et conscients des dégâts de l’amalgame. La liberté de critique et le respect d’autrui sont des principes sacro-saints. Les articuler est possible. Mal de notre monde intolérant, l’amalgame est la traduction d’ignorances et de divergences dans un monde moderne en crise qui se cherche des boucs émissaires. Ce sont parfois les différences qui s’affirment au-dessus des points communs. Des différences pourtant source d’enrichissement mutuel. Ce livre clarifie les contours et la face cachée de la confusion, qui a tendance, ces derniers temps, à se répandre au niveau planétaire. Un cri d’alarme réfléchi est nécessaire, si l’on veut éviter les résurgences du siècle passé, inverser la tendance et renforcer le vivre-ensemble. Ce livre est une contribution qui vise à clarifier la question, à sortir les esprits de leur torpeur et permettre une conscience aiguë du problème controversé
    qu’est l’amalgame.

    Sous la direction de Mustapha Cherif
    Mohammed Amin Al-Midani
    Hadj Dahmane
    Kamel Meziti
    Slimane Rezki
    Khaled Roumo


    Islam ou Extrémisme : d’où vient l’amalgame ? CHERIF MUSTAPHA 12,00

    Un livre vrai, sans détour ni concession. Une vision de plusieurs auteurs, à la fois attachés à la liberté d’expression et conscients des dégâts de l’amalgame. La liberté de critique et le respect d’autrui sont des principes sacro-saints. Les articuler est possible. Mal de notre monde intolérant, l’amalgame est la traduction d’ignorances et de divergences dans un monde moderne en crise qui se cherche des boucs émissaires. Ce sont parfois les différences qui s’affirment au-dessus des points communs. Des différences pourtant source d’enrichissement mutuel. Ce livre clarifie les contours et la face cachée de la confusion, qui a tendance, ces derniers temps, à se répandre au niveau planétaire. Un cri d’alarme réfléchi est nécessaire, si l’on veut éviter les résurgences du siècle passé, inverser la tendance et renforcer le vivre-ensemble. Ce livre est une contribution qui vise à clarifier la question, à sortir les esprits de leur torpeur et permettre une conscience aiguë du problème controversé
    qu’est l’amalgame.

    Sous la direction de Mustapha Cherif
    Mohammed Amin Al-Midani
    Hadj Dahmane
    Kamel Meziti
    Slimane Rezki
    Khaled Roumo

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    À moins qu’il ne devienne français, l’islam en France est condamné, non pas à disparaître, mais à demeurer un problème. En posant ainsi le débat, ce livre ambitionne de soulever de vraies questions. Et d’y répondre ! Faut-il persister à vouloir représenter les musulmans ou simplement servir leur culte ? Pourquoi des citoyens, sous prétexte de leur appartenance réelle ou supposée à la tradition islamique, ne parviennent-ils pas à se sentir membres à part entière de la communauté nationale ? La deuxième religion du pays est-elle condamnée à n’être envisagée qu’à travers les prismes ethnique, communautariste, électoraliste et policier ? Qu’on se le dise, la France a et aura l’islam et les musulmans qu’elle mérite. Et ces derniers ont et auront la France et l’islam qu’ils méritent.


    L’islam sera français ou ne sera pas ABDELKRIM FARID 12,00

    À moins qu’il ne devienne français, l’islam en France est condamné, non pas à disparaître, mais à demeurer un problème. En posant ainsi le débat, ce livre ambitionne de soulever de vraies questions. Et d’y répondre ! Faut-il persister à vouloir représenter les musulmans ou simplement servir leur culte ? Pourquoi des citoyens, sous prétexte de leur appartenance réelle ou supposée à la tradition islamique, ne parviennent-ils pas à se sentir membres à part entière de la communauté nationale ? La deuxième religion du pays est-elle condamnée à n’être envisagée qu’à travers les prismes ethnique, communautariste, électoraliste et policier ? Qu’on se le dise, la France a et aura l’islam et les musulmans qu’elle mérite. Et ces derniers ont et auront la France et l’islam qu’ils méritent.

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    Les dégâts causés par l’usage abusif et irresponsable que l’homme fait de la nature et la dépression collective qui habite notre société appellent avec force à reformuler certaines questions de fond qui doivent retentir au cœur de chaque conscience : l’homme peut-il se passer de Dieu ? Ou, plutôt, faut-il repenser les termes d’une aventure humaine sans sombrer à la fois dans le piège de l’humanisme occidental et dans les impasses de la foi historique ?

    Y-a-t-il, autrement dit, une alternative à la modernité qui a certes promu les Droits de l’Homme, mais qui a aussi engendré le colonialisme, le nazisme et la société du spectacle et de la consommation ?

    Ce sont ces interrogations que l’auteur tente de soulever à l’appui de la philosophie de Nietzsche qui a eu, aux côtés de Guénon, Iqbal et Bennabi, une influence profonde sur lui.


    L’homme face à la mort de Dieu MEZIANI SOFIANE 12,00

    Les dégâts causés par l’usage abusif et irresponsable que l’homme fait de la nature et la dépression collective qui habite notre société appellent avec force à reformuler certaines questions de fond qui doivent retentir au cœur de chaque conscience : l’homme peut-il se passer de Dieu ? Ou, plutôt, faut-il repenser les termes d’une aventure humaine sans sombrer à la fois dans le piège de l’humanisme occidental et dans les impasses de la foi historique ?

    Y-a-t-il, autrement dit, une alternative à la modernité qui a certes promu les Droits de l’Homme, mais qui a aussi engendré le colonialisme, le nazisme et la société du spectacle et de la consommation ?

    Ce sont ces interrogations que l’auteur tente de soulever à l’appui de la philosophie de Nietzsche qui a eu, aux côtés de Guénon, Iqbal et Bennabi, une influence profonde sur lui.

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    Se réapproprier l’art et le langage

    Déclin de la poésie, pauvreté du langage, recul de la sensibilité, radicalité des points de vue ; notre société se caractérise par un état de violence. La culture, confondue avec les loisirs, ne remplit plus son rôle d’éducatrice des esprits ; nos rapports humains en souffrent et l’avenir en est menacé. Cet ouvrage propose de questionner cette crise des temps modernes à partir de quatre pôles principaux (culture, école, langage, sensibilité), afin d’en révéler les sources profondes et d’amener à réfléchir sur la véritable crise qui nous menace aujourd’hui : la crise de la nuance.

     


    La crise de la nuance BOUZELMATE ABDERRAHIM 10,00

    Se réapproprier l’art et le langage

    Déclin de la poésie, pauvreté du langage, recul de la sensibilité, radicalité des points de vue ; notre société se caractérise par un état de violence. La culture, confondue avec les loisirs, ne remplit plus son rôle d’éducatrice des esprits ; nos rapports humains en souffrent et l’avenir en est menacé. Cet ouvrage propose de questionner cette crise des temps modernes à partir de quatre pôles principaux (culture, école, langage, sensibilité), afin d’en révéler les sources profondes et d’amener à réfléchir sur la véritable crise qui nous menace aujourd’hui : la crise de la nuance.

     

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    « La démocratisation dans le monde arabe : alternance pour quelle alternative ? »

    Tel fut le sujet d’un colloque international organisé en 2011 par le Centre Maurice Hauriou, sous la direction des professeurs Dominique Maillard Desgrées du Loû et Rahim Kherad, avec le soutien du Ministère des affaires étrangères et de l’Institut du Monde arabe, où il s’est déroulé.

    Affaire de peuples qui ont revendiqué leur dignité mais qui restent lointains ? Affaire de citoyens ? Affaires internes ou internationales ? Affaire de juristes, de sociologues et de politologues ? La variété des communications réunies, ici mises à jour quand cela était nécessaire, met en évidence la diversité des situations qui formèrent le Printemps arabe, y compris dans ses racines, et permet de mieux éclairer la diversité des issues que les révoltes – ou les révolutions – ont connues dans le monde arabe.

    En Tunisie, à Bahreïn, au Yémen, en Égypte, au Maroc, en Libye ou en Syrie, les choses ont suivi des cours différents.

    Sous la direction de Rahim Kherad,  Professeur des universités et de Dominique Maillard Desgrées du Loû, Professeur agrégé de droit public


    La démocratisation dans le monde arabe : alternance pour quelle alternative ? MAILLARD DESGREES DU LOU DOMINIQUE, KHERAD RAHIM, 20,00

    « La démocratisation dans le monde arabe : alternance pour quelle alternative ? »

    Tel fut le sujet d’un colloque international organisé en 2011 par le Centre Maurice Hauriou, sous la direction des professeurs Dominique Maillard Desgrées du Loû et Rahim Kherad, avec le soutien du Ministère des affaires étrangères et de l’Institut du Monde arabe, où il s’est déroulé.

    Affaire de peuples qui ont revendiqué leur dignité mais qui restent lointains ? Affaire de citoyens ? Affaires internes ou internationales ? Affaire de juristes, de sociologues et de politologues ? La variété des communications réunies, ici mises à jour quand cela était nécessaire, met en évidence la diversité des situations qui formèrent le Printemps arabe, y compris dans ses racines, et permet de mieux éclairer la diversité des issues que les révoltes – ou les révolutions – ont connues dans le monde arabe.

    En Tunisie, à Bahreïn, au Yémen, en Égypte, au Maroc, en Libye ou en Syrie, les choses ont suivi des cours différents.

    Sous la direction de Rahim Kherad,  Professeur des universités et de Dominique Maillard Desgrées du Loû, Professeur agrégé de droit public

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    L’avenir de l’Afro-Maghrébin dans la France du 21e siècle

    Quelle place aujourd’hui en France pour les « enfants d’immigrés », dont les parents sont nés en Afrique du Nord ou Sub-Saharienne ? Noumane Rahouti se penche sur le vécu des minorités et analyse, en invitant des anecdotes personnelles, les relations de domination au sein d’une société de plus en plus compartimentée.
    Cette étude propose une vision innovante de la société française en fixant un nouveau cadre : la France des principes et la France des coutumes. Deux France qui peuvent constituer deux extrêmes, tant notre réalité est ballottée au gré des événements de la sphère publique.
    Au-delà de la définition conceptuelle de l’injustice sociale, l’auteur propose une méthodologie d’émancipation où l’opprimé ne se libère pas en opposition à l’oppresseur, mais en collaboration avec lui, afin de ne pas confondre libération et prise de pouvoir.


    La France des Principes et la France des Coutumes RAHOUTI NOUMANE 15,00

    L’avenir de l’Afro-Maghrébin dans la France du 21e siècle

    Quelle place aujourd’hui en France pour les « enfants d’immigrés », dont les parents sont nés en Afrique du Nord ou Sub-Saharienne ? Noumane Rahouti se penche sur le vécu des minorités et analyse, en invitant des anecdotes personnelles, les relations de domination au sein d’une société de plus en plus compartimentée.
    Cette étude propose une vision innovante de la société française en fixant un nouveau cadre : la France des principes et la France des coutumes. Deux France qui peuvent constituer deux extrêmes, tant notre réalité est ballottée au gré des événements de la sphère publique.
    Au-delà de la définition conceptuelle de l’injustice sociale, l’auteur propose une méthodologie d’émancipation où l’opprimé ne se libère pas en opposition à l’oppresseur, mais en collaboration avec lui, afin de ne pas confondre libération et prise de pouvoir.

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    Rachid a une dizaine d’années lorsque les troupes françaises massacrent sa tribu, les Ouffia, à la périphérie d’Alger en avril 1832.
    L’enfant, caché dans un puits, est l’un des seuls survivants. Il gagne Alger où une veuve le recueille. C’est alors qu’il entend parler d’un chef religieux qui a lancé un appel au jihad contre les envahisseurs. Avec le fils de sa protectrice, il entreprend un long périple dans l’ouest de l’Algérie pour se mettre au service de celui que le monde connaîtra bientôt comme l’émir Abd el-Kader.
    Le jeune chef de guerre, tout juste âgé de 25 ans, prendra sous son aile le petit orphelin qui deviendra le gardien de son écurie puis, à l’adolescence, son secrétaire. « Le roman d’Abd el-Kader » nous entraîne dans les premières années de la colonisation de l’Algérie. Rachid suivra au plus près la trajectoire exceptionnelle de l’émir Abd el-Kader, figure historique trop méconnue, guerrier, mystique, écrivain.
    De Mascara à Tagdempt, de le prise de la smala de l’émir jusqu’à sa reddition en 1847, « Le roman d’Abd el-Kader » raconte le destin tumultueux d’un héros musulman dont l’humanisme préfigura les Conventions de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.

     


    Le Roman d’Abd el-Kader BARRIÈRE LOÏC 13,00

    Rachid a une dizaine d’années lorsque les troupes françaises massacrent sa tribu, les Ouffia, à la périphérie d’Alger en avril 1832.
    L’enfant, caché dans un puits, est l’un des seuls survivants. Il gagne Alger où une veuve le recueille. C’est alors qu’il entend parler d’un chef religieux qui a lancé un appel au jihad contre les envahisseurs. Avec le fils de sa protectrice, il entreprend un long périple dans l’ouest de l’Algérie pour se mettre au service de celui que le monde connaîtra bientôt comme l’émir Abd el-Kader.
    Le jeune chef de guerre, tout juste âgé de 25 ans, prendra sous son aile le petit orphelin qui deviendra le gardien de son écurie puis, à l’adolescence, son secrétaire. « Le roman d’Abd el-Kader » nous entraîne dans les premières années de la colonisation de l’Algérie. Rachid suivra au plus près la trajectoire exceptionnelle de l’émir Abd el-Kader, figure historique trop méconnue, guerrier, mystique, écrivain.
    De Mascara à Tagdempt, de le prise de la smala de l’émir jusqu’à sa reddition en 1847, « Le roman d’Abd el-Kader » raconte le destin tumultueux d’un héros musulman dont l’humanisme préfigura les Conventions de Genève sur le traitement des prisonniers de guerre.

     

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    Exploration sociologique d’histoires d’injustices en Tunisie et en France

    Le « sens de la justice » est-il universel ? Est-il indépendant de toute préférence ou attachement personnel ou est-il, au contraire, local, et de ce fait l’expression d’un certain nombre de valeurs particulières et de principes moraux communément partagés ?
    Telles sont quelques-unes des questions qui sont au cœur du présent ouvrage et auxquelles nous tenterons d’apporter, d’un point de vue socio-anthropologique, des éléments empiriques de réponse.

    AVEC LE CONCOURS DE LA FONDATION HANNS SEIDEL

     


    Le sens de la justice NACHI MOHAMED 33,00

    Exploration sociologique d’histoires d’injustices en Tunisie et en France

    Le « sens de la justice » est-il universel ? Est-il indépendant de toute préférence ou attachement personnel ou est-il, au contraire, local, et de ce fait l’expression d’un certain nombre de valeurs particulières et de principes moraux communément partagés ?
    Telles sont quelques-unes des questions qui sont au cœur du présent ouvrage et auxquelles nous tenterons d’apporter, d’un point de vue socio-anthropologique, des éléments empiriques de réponse.

    AVEC LE CONCOURS DE LA FONDATION HANNS SEIDEL

     

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    Limoges, 25 décembre 1095, Jérusalem, 15 juillet 1099 : plus de trois années ont été nécessaires à Guillaume et à sa famille pour rejoindre la Ville sainte. Trois années de souffrances, de misères et
    d’éblouissements au cours desquelles il apprendra beaucoup, sur l’Orient, sur la vie et sur lui-même. Un roman historique d’une surprenante actualité.


    Le Tisserand de Jérusalem BERTRAND A. GEORGES 13,00

    Limoges, 25 décembre 1095, Jérusalem, 15 juillet 1099 : plus de trois années ont été nécessaires à Guillaume et à sa famille pour rejoindre la Ville sainte. Trois années de souffrances, de misères et
    d’éblouissements au cours desquelles il apprendra beaucoup, sur l’Orient, sur la vie et sur lui-même. Un roman historique d’une surprenante actualité.

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    « Pour comprendre Rimbaud, lisons Rimbaud ». Cette phrase d’Yves Bonnefoy nous donne la seule clé véritable pour atteindre et peut-être rejoindre ce qui fut la plus éblouissante et la plus définitive de toutes les aventures littéraires. Très tôt, Mallarmé, qui s’y connaissait en unicité, a salué cette « aventure unique dans l’histoire de l’art. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire qui, avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités, sans recours à du futur. »

    Le monde, en effet, ne peut qu’être frappé par la précocité de ce grand jeune homme aux yeux bleus, dont l’inquiétude foncière fut de lui offrir, au monde, un avenir de gloire, un futur autre que celui que lui impose la civilisation industrielle. Y a-t-il réussi ? La réponse commune tombe comme un couperet : sa mort, à trente-sept ans, ayant renoncé à la littérature, dans une misère morale et physique affligeantes, ne laisse guère de doute sur son échec. Et la légende qui, comme d’habitude, recouvre et occulte la vérité de ce son entreprise, eut tôt fait de le figer dans la figure du poète maudit dont la fin tragique attire la compassion la plus larmoyante.

    Ce que ce voyant a vu, c’est d’abord l’impasse où est poussé l’homme de notre époque, l’homme de « l’Europe aux anciens parapets ». Rimbaud a une clairvoyance surprenante des apories de la civilisation occidentale. Et ce monde ancien n’en finira jamais de déchoir, tant qu’il laissera l’utilitarisme le plus étroit (aujourd’hui l’utilitarisme financier) régler son destin.

    Mettre la poésie en avant, ce simple mot d’ordre résume la démarche rimbaldienne. Reste à définir ce qu’il faut entendre par poésie. D’abord une attention toute particulière à l’être même de la langue, ensuite un lieu, l’habitation propre à l’être humain. Ce que démontre avec une puissance inégalée l’écriture des Illuminations, c’est que l’homme, s’il veut habiter poétiquement la terre, doit d’abord habiter poétiquement sa propre langue.


    Les illuminations – La réussite Rimbaud Patrick Kabakdjian 10,00

    « Pour comprendre Rimbaud, lisons Rimbaud ». Cette phrase d’Yves Bonnefoy nous donne la seule clé véritable pour atteindre et peut-être rejoindre ce qui fut la plus éblouissante et la plus définitive de toutes les aventures littéraires. Très tôt, Mallarmé, qui s’y connaissait en unicité, a salué cette « aventure unique dans l’histoire de l’art. Celle d’un enfant trop précocement touché et impétueusement par l’aile littéraire qui, avant le temps presque d’exister, épuisa d’orageuses et magistrales fatalités, sans recours à du futur. »

    Le monde, en effet, ne peut qu’être frappé par la précocité de ce grand jeune homme aux yeux bleus, dont l’inquiétude foncière fut de lui offrir, au monde, un avenir de gloire, un futur autre que celui que lui impose la civilisation industrielle. Y a-t-il réussi ? La réponse commune tombe comme un couperet : sa mort, à trente-sept ans, ayant renoncé à la littérature, dans une misère morale et physique affligeantes, ne laisse guère de doute sur son échec. Et la légende qui, comme d’habitude, recouvre et occulte la vérité de ce son entreprise, eut tôt fait de le figer dans la figure du poète maudit dont la fin tragique attire la compassion la plus larmoyante.

    Ce que ce voyant a vu, c’est d’abord l’impasse où est poussé l’homme de notre époque, l’homme de « l’Europe aux anciens parapets ». Rimbaud a une clairvoyance surprenante des apories de la civilisation occidentale. Et ce monde ancien n’en finira jamais de déchoir, tant qu’il laissera l’utilitarisme le plus étroit (aujourd’hui l’utilitarisme financier) régler son destin.

    Mettre la poésie en avant, ce simple mot d’ordre résume la démarche rimbaldienne. Reste à définir ce qu’il faut entendre par poésie. D’abord une attention toute particulière à l’être même de la langue, ensuite un lieu, l’habitation propre à l’être humain. Ce que démontre avec une puissance inégalée l’écriture des Illuminations, c’est que l’homme, s’il veut habiter poétiquement la terre, doit d’abord habiter poétiquement sa propre langue.

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